lundi 30 août 2010

Des contes en musique

En faisant des recherches  pour un accueil de classe, je me suis souvenu que de nombreux compositeurs et chorégraphes se sont emparés des contes d'Europe et d'Asie. En effet, le folklore et la tradition orale sont d'une richesse sans précédent dans lesquels les artistes puisent leur inspiration.
Sans prétendre à l'exhaustivité, je vais vous parler de quelques incontournables.
  • Les œuvres tirées des contes classiques
Coppelia ou la fille aux yeux d'émail est un ballet tiré d'un conte de E.T.A Hoffmann. Ecrit en 1817, c'est Leo Delibes qui en écrit la musique en 1870. C'est l'occasion pour lui de faire référence à des danses traditionnelles comme la mazurka, ou la czarda moins connue.

 

Cendrillon de Charles Perrault fait son entrée dans le répertoire musical grâce à Serguei Prokofiev qui compose la musique entre 1941 et 1944. Parmi toutes les versions chorégraphiques inspirées par l'oeuvre de Prokofiev, on pourra citer celles de Frédéric Ashton (1946), Maguy Marin ( 1985), Rudolph Noureev (1986)

Toujours de Charles Perrault, La belle au bois dormant a également été mise en musique par le plus fécond des compositeurs en matière de musique de ballet : Piotr Illitch Tchaikovsky. On retrouve certains personnages des contes classiques comme le chat botté, la chatte blanche ou le petit Poucet. De même, dans le 3ème acte, Tchaikovsky a composé un "pas berrichon".

Tchaikovsky a également composé un livret sur Casse-Noisette de E.T.A Hoffmann. Cependant, la version originale du conte a été modifiée. La valse des fleurs est un des morceaux les plus connus de ce ballet.


 

Si aucun musicien ne s'est penché sur le berceau de Blanche Neige, on doit  à Angelin Preljocaj une très belle chorégraphie magnifiquement servie par les costumes de Jean-Paul Gauthier. Ballet assez classique, il faut noter néanmoins la performance "verticale" des danseurs qui incarnent les sept nains.



Enfin, Maurice Ravel a composé 5 pièces musicales  tirées des Contes de ma mère l'Oye

  • Les oeuvres tirées du folklore
Durant le 19ème siècle, les compositeurs marqués par le romantisme se sont emparés de certaines traditions orales mettant en scène des jeunes filles frêles et douces, mortes par amour et se transformant en fantômes.




C'est ainsi que l'on doit à Adolphe Adam la musique de Giselle, ballet romantique par excellence.
On retrouve le même thème dans la Sylphide et dans le célèbre Acte des ombres tiré de la Bayadère et composé par Leon Minkus





Le lac des cygnes est également un monument incontournable. Relayant plusieurs contes dont  le voile dérobé, ainsi que le mythe du cygne tirant ses origines jusque dans l'Antiquité, il est admirablement servi par la musique de Tchaikovsky, qui malheureusement, ne verra pas son œuvre de son vivant. Depuis sa création en 1877 et son succès en 1894, de nombreuses versions ont vu le jour dont celle de Matthew Bourne


Plus contemporain, Igor Stravinsky a écrit la partition de Petrouchka et de l'Oiseau de feu qui trouvent leur source dans la tradition russe.

Si on ne peut pas évoquer ici tous les ballets issus des contes traditionnels, il est indéniable que non seulement la musique mais également la culture chorégraphique du 19ème siècle et de la 1ère moitié du 20ème doivent beaucoup à ses sources d'inspiration.


Pour aller plus loin :
- Dictionnaire de la danse/ Philippe Le Moal.- Larousse
- La danse au XXème siècle/ Isabelle Ginot.- Hachette
- L'esprit du ballet / Marc Schneider.- Bartillat
- Dictionnaire de la musique/ Gerard Pernon.-J.P. Gisserot





samedi 28 août 2010

Retour aux horaires d'hiver


Attention !

A partir du lundi 30 août 2010, la bibliothèque revient aux horaires d'hiver :

Lundi : 15h-18h
Mardi : 16h-18h
Mercredi : 10h-18h (sans interruption)
Jeudi : Fermé
Vendredi : 15h30-18h
Samedi : 10h-12h30 14h-18h

jeudi 26 août 2010

Quand les portes sont fermées...

...ou que faisons-nous lorsque la bibliothèque est fermée ?
En effet, si la bibliothèque n'est ouverte que 27 heures au public par semaine, nous y passons nos 35 heures de travail hebdomadaire.

Qui veut commencer ?




Non, vous n'y êtes pas. Nous ne faisons pas la sieste !






Nous ne passons pas non plus notre temps à lire ! ( même si parfois, la tentation est grande)







Assez ! Assez ! me direz-vous. Pourquoi entretenir ce suspense insupportable ! Dites -nous tout sur vous !
je m'exécuterai donc :

- Premièrement, nous rangeons les livres. Activité essentielle dans une bibliothèque car plus elle est rangée, plus les rayonnages sont agréables à regarder et plus vous, lecteur, êtes enclins à chercher, fouiller, fureter et... trouver LE livre qui vous convient.








Parfois, LE livre vient à vous comme Mahomet à la montagne car nous l'avons disposé stratégiquement au détour de l'étagère des sélections : nouveautés, actualités, coups de coeur, rien ne nous arrête pour vous faire découvrir un petit bijou.






Nous nous occupons aussi à préparer ces ouvrages : une fois la commande de livres passée à un libraire et réceptionnée dans un délai approximatif d'une quinzaine de jours, ceux-ci sont estampillés, informatisés, couverts. Un livret papier et un diaporama électronique sont crées dans la foulée.

Ensuite, nous concevons toutes les animations que nous vous proposons dans l'année : préparation des accueils de classes,
établissement de listes bibliographiques pour les enseignants qui le demandent,
préparation des heures du conte, des bébés lecteurs et des comités de lecture
et last but not least, contact avec des artistes locaux ou nationaux pour programmer des rencontres autour de la lecture.

Nous participons activement également à la rédaction du blog de la bibliothèque et de quelques autres

- Enfin, ce temps est un temps administratif où nous nous occupons des lettres de rappel et des contingences matérielles liées au bâtiment.

mardi 24 août 2010

Le choeur des femmes/ Martin Winckler

Après La maladie de Sachs, Martin Winckler revient avec Le choeur des femmes.
Interne en médecine, Jean doit passer dans le service du docteur Karma qui tient une consultation gynécologique pour parfaire sa formation. Alors qu'au début, cette affectation est un véritable pensum, Jean comprend petit à petit le lien qu'unit le médecin à ses patientes. Celles-ci viennent se confier à la "section 77" car il n'y a aucun jugement mais une très grande humanité et un grand respect.

Martin Winckler offre une fois de plus un texte émouvant et fort du monde de la médecine. Si ce roman stigmatise certaines pratiques ancestrales, certaines dérives mercantiles de la médecine, il rend hommage au corps médical par l'intermédiaire de portraits forts et émouvants de médecins et patients.
Un très beau moment de lecture à passer.

vendredi 20 août 2010

Heure du conte

arbre1 Les rendez-vous mensuels reprennent à la bibliothèque intercommunale.
Pour la première séance, la bibliothécaire vous attend à la bibliothèque d’Augy mardi 24 août à 15h30.
En plus, si le temps le permet, nous nous installerons dehors.
Au programme : Le taël d’argent, Kibwé, La poupée de bois tendre.
tael

jeudi 19 août 2010

Un lecteur insolite

Hier mercredi, jour de prêt à la bibliothèque.
Tout à coup, un étrange lecteur est entré ...


Sans bruit, il a parcouru les rayons, s'arrêtant ici et là pour fureter. Aura-t-il trouvé son bonheur ?



Curieux, il a également essayé le catalogage mais a décidé que non, vraiment, le métier de bibliothécaire n'était pas pour lui et il est reparti tranquillement vers d'autres horizons...



MIAOU!!!

mercredi 18 août 2010

Le tailleur de pierre / C. LACKBERG

Etre bibliothécaire ne veut pas forcément dire que nous pouvons lire ce que nous voulons, quand nous le voulons.
En effet pour lire le troisième titre de cette jeune auteure, c'est ma voisine qui a du me le prêter (merci Sylvie !).
J'ai découvert Camilla Lackberg avec son premier roman La princesse des Glaces.
Mise en place des personnages récurrents :
Erica, écrivain qui revient dans son village natale Fjällbacka ; Patrick, inspecteur de police et Anna, soeur d'Erica aux prises avec un mari violent.

Dans ce premier tome, Erica va enquêter sur le meurtre de son amie d'enfance Alex Wijkner dont elle a retrouvé le corps dans une baignoire, complètement gelé. C'est à cette occasion qu'elle va se rapprocher de Patrick.


 Dans le deuxième tome, Le Prédicateur, un jeune garçon découvre dans une cravasse le cadavre d'une femme.
 Erica est alors enceinte et vit avec Patrick.



Dans le Tailleur de Pierre, Erica a accouché et vit difficilement les nuits blanches et les cris de Maja leur petite fille.
 
Côté crime, c'est un pêcheur qui va découvrir le cadavre d'une petite fille de 7 ans qu'il remonte de ses filets. Cette découverte va bouleverser le petit village côtier et la jeune maman qui connait la famille de la petite.


Après la lecture de ces trois volumes, on peut dégager un schéma narratif que l'auteur applique avec maestria. 
Tout d'abord, elle fait s'entremêler l'histoire du couple Patrick/Erica aux enquêtes en cours et, à ce jeu de correspondances elle ajoute un troisième paramètre. Une histoire ancienne est intégrée au récit cadre. Au départ elle semble n'avoir aucun rapport avec  l'enquête menée mais au fur et à mesure de la lecture elle fait de plus en plus sens avec l'intrigue.

Une petite nouveauté cependant à la fin de ce tome, même si l'enquête est bouclée, Läckberg laisse tomber un pavé dans la marre et nous plonge ainsi dans l'attente d'une suite. Suite intitulée L'oiseau de mauvaise augure et vous savez quoi ? Il est emprunté ! Et ma voisine et bien si elle l'a lu ne possède pas l'exemplaire. Arghhh !


Tous les romans de Camilla Läckberg sont publiés chez Actes Sud dans la collection Actes noir. Les illsutrations de couvertures sont de Nicoletta Ceccoli et la traduction de Lena Grumbach.

mardi 17 août 2010

Icône/ Michel Chevron



Criblé de dettes, Richard Lenoir décide de mettre fin à ses jours. Mais sa tentative tourne court lorsqu'il percute un 4x4 conduit par le fils d'un mafieux russe. Transporté à l'hôpital, Richard Lenoir sera soumis au chantage du père. Il découvrira alors le monde souterrain des mafias russes et chinoises et ne devra la vie sauve qu'à ses amis ou à des connaissances de passage.
Parallèlement l'auteur nous entraîne dans l'histoire d'une jeune fille romaine, portrait d'une icône appartenant à Richard Lenoir.

Thriller bien emmené, je trouve cependant que l'histoire parallèle plombe un peu le récit. La galerie des personnages assez décalée et loufoque met un peu de fantaisie dans le roman.

Du même auteur : j'irai faire kafka sur vos tombes

samedi 14 août 2010

Un prince

Petite, j'étais persuadée que David Bowie était un prince. Un charmant, un vrai de vrai. Et j'en ai eu la confirmation quand, lors d'un concert de Tina Turner, il est apparu sur scène en costume blanc pour un duo.
Et cette voix, cette élégance...

Pour cette note du jour, une chanson que j'écoute toujours avec grand plaisir... 

 

Pour une autre version de Life on mars écoutez la  reprise par Neil Hannon avec à ses côtés yann Tiersen. 
Pas mal non plus, hun ?!

jeudi 12 août 2010

Famille, je vous aime !

La famille tient une place particulière dans les romans pour la jeunesse.
Hector Malot lui dédiait deux de ses plus grands romans : Sans famille et En famille ; Louisa May Alcott, de l'autre côté de l'Atlantique faisait évoluer les 4 filles du docteur March pendant la guerre de Sécession...
Aujourd'hui, je voudrais mettre en avant trois auteurs français qui se sont emparées de ce thème.



Oh, boy ! de Marie-Aude Murail décrit les vicissitudes de la famille Mourlevent. Contre vents et marées, Simeon, Morgane et Clémence devront se trouver une famille : aller avec Josiane, leur demie-soeur ophtalmologiste et très BCBG, ou aller avec Barthélémy, autre demi-frère, "pédésexuel", complètement dépassé par la situation mais terriblement attachant ? La fratrie pourra compter sur Bénédicte, la juge pour enfants et sur le docteur Lucas pour régler la situation au mieux.



Dans un registre un peu différent, Brigitte Smadja nous fait partager le quotidien de Joseph, Margot et Jenny. Quotidien émaillé de petits tracas ou de grandes questions. En grandissant, les préoccupations des enfants deviennent plus sérieuses, parfois plus graves ; la famille est là pour y répondre.




Enfin, l'école des Loisirs a comblé ses lecteurs en regroupant les 4 tomes de la série des 4 soeurs. Le lecteur les suit au gré des 4 saisons, entre rires et pleurs. Rires lorsque tata Lucrèce arrive dans sa twingo ou quand Harry, le petit cousin parisien décide de monter un élevage de cafards. Pleurs lorsque Muguette, l'amie d'Hortense tire sa révérence, ou quand les amours ne vont pas bien. Toutefois, la gaieté revient très vite grâce à un amour immense entre les soeurs et la Vil'Hervé.


Ces histoires de famille font écho dans notre inconscient car elles montrent bien l'importance des relations frères-soeurs.

A noter une nouvelle traduction des 4 filles du pasteur March par Malika Ferdjoukh, auteur des 4 soeurs.

mercredi 11 août 2010

Pourquoi commencer par le début ?

C'est en visitant le blog de Radicale que j'ai découvert la série qui faisait parler d'elle : Les Chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning.
La critique et les commentaires m'ont donné très envie de découvrir cette série. Je vais l'acheter mais... impossible de trouver le tome 1.
Qu'à cela ne tienne, je feuillette le tome disponible, à savoir le 3 et je constate qu'à priori, le prologue explique tout. Youpi !
Alors, comment dire...
Le rythme est assez chaotique. Certains passages sont trop répétitifs alors que d'autres nous laissent sur notre faim. Le personnage de Mac a quelque chose de la mythique Buffy par son côté jolie jeune femme aux allures fragiles mais qui sait se battre sans perdre son humour et sa candeur.
Il y a aussi quelque chose de la collection Audace, chez Harlequin...
A ajouter à cette liste les coquilles de l'impression mais bon, là, l'auteure n'est pas en cause.

Malgré toutes ses faiblesses, je peux vous dire que je vais sauter sur le dernier tome de la saga. La scène finale nous laisse aussi pantelante que son héroïne !
Un bon moment.
Mais avec tout ça, je ne vous ai rien dit de l'histoire !!!

Allez voir ici, ou et si vous en voulez encore, un dernier lien.


Les chroniques de MacKayla Lane, Karen Marie MONING, J'ai Lu, 2010

mardi 10 août 2010

Firmin, autobiographie d'un grignoteur de livres/ Sam Savage


1961, dans la ville de Boston naît Firmin, un rat pas comme les autres. "Élevé" au dessus d'une librairie tenue par Norman, la petite bête grandit tout en développant un attachement particulier aux livres qu'il dévore au propre comme au figuré. Grand amateur de littérature, c'est aussi un doux rêveur qui se verrait très bien en Fred Astaire aux côtés de Ginger.
Durant sa vie, il rencontrera deux humains qui modifieront son existence : Norman, le libraire voudra l'occire à tout prix, insensible à son goût de lecture ; Jerry, écrivain raté, le prendra sous son aile comme animal de compagnie.

Firmin, cela pourrait être vous et moi tant l'écrivain a développé ses côtés anthropomorphiques :
sa naïveté face à des situations dangereuses le rend tout à fait humain et touchant.
Nous sommes émus par la destinée de ce rat malingre qui déteste on ne peut plus Mickey Mouse mais qui adore s'identifier à Fred Astaire.




La fin tragique de ce quartier de Boston me fait également penser au film "The shop around the corner" d'Ernst Lubitsh

vendredi 6 août 2010

Le club des policers Yiddish/ Michael Chabon


Plus qu'un polar, ce roman est une plongée dans une ville imaginaire d'Alaska où auraient émigré des millions de juifs. Parmi eux, Meyer Landsman, en policier désabusé y traîne ses guêtres et son mal-être.
Alors que la ville doit passer sous obédience américaine, Landsman devra élucider le meurtre de son voisin de chambre, joueur d'échec et héroïnomane ainsi qu'une autre douzaine de crimes non élucidés. Avec l'aide de son co-équipier également cousin et de son ex-femme devenue sa supérieure hiérarchique, Landsman plonge au coeur de cette société qui a beaucoup à cacher.
Voici un roman qui ravira aussi bien les amateurs de polars que ceux de romans classiques.


Également du même auteur :
-Les extraordinaires aventures de Kavalier & Clay ( Prix Pulitzer 2001)
- Les mystères de Pittsburg
- Les princes vagabonds

Réviser son anglais

Incroyable les progrès que l'on peut faire en regardant des séries ou émissions en version originale !

Un peu forcée au début parce que impatiente de connaître la suite d'un manga, je découvre avec ravissement, qu'on peut lire la suite en ligne ! Bien sûr, en anglais pour ceux qui n'auraient pas suivi.
J'ai donc mis au point une stratégie qui ne laisse rien au hasard.

En premier, je regarde la fiche de description sur LE site de référence Manga News.
Ensuite, je copie le titre VO de la série et je le colle dans mon moteur de recherche avec devant, "read" et derrière "online". Et voilà !


En ce moment, je lis Kimi ni todoke ( paru en France sous le titre Sawako ) de la mangaka Karuo Shiina.
Ce shojo a ce petit plus qui est que son héroïne ne pleurniche pas toutes les 30 secondes ni ne se met dans des situations inextricables.

Sawako est une fille que l'on craint depuis toujours. Elle est taciturne et provoque l'incompréhension de ses camarades du fait de son apparence également austère. Mais Sawako est très différente de ce qu'elle projette.
C'est Kazehaya, un garçon très populaire, gentil et souriant qui va faire tomber le mur qu'elle a dressé involontairement autour d'elle.

C'est tendre et voir s'ouvrir cette jeune femme aux autres s'avère être assez émouvant.
Ah ! Je viens de découvrir que ce shojo avait été élu le meilleur dans sa catégorie au 32ème Kodansha Manga Award, prix créé par la prestigieuse maison d'édition du même nom.

mercredi 4 août 2010

Quand le centre de loisirs vient écouter des histoires...

Au cours du mois de juillet, la bibliothèque a accueilli par deux fois les enfants du centre de loisirs.
Certains connaissaient la bibliothèque, d'autres la découvraient pour la première fois.
Mêlant musique, conte et album, Stéphanie a proposé un florilège d'histoires.



Le parapluie jaune/Ryu Jae-Soo
Une histoire sans paroles et en musique.
Les enfants, protégés par des parapluies de différentes couleurs, se rendent à l'école. La musique de Shin Dongil donne toute sa force à cet album.




un petit album très humoristique sur les relations garçons/filles avec un parti-pris illustratif très original.



Ou comment une déclaration amoureuse peut-être très difficile à faire





Pourquoi le ciel est-il si haut ? Conte des origines avec de la musique, Stéphanie évoque la naissance du ciel et des étoiles.





L'auteur y évoque ses souvenirs

mardi 3 août 2010

Un bien beau métier !


Parfois, il m'arrive de proposer à l'emprunt d'un usager un livre qui fait mon désespoir...
 Désespoir causé par l’immobilité du livre dans son rayon, en sélection ou même avec son post-it “nouveauté”.



On pourrait penser que c’est de la lecture forcée mais après tout, le lecteur est libre de le lire ou non.  De plus, je ne demande pas systématiquement si le livre retourné a été apprécié ou non. Ou même s’il a été lu !
Mais quel bonheur de constater qu’un livre “placé” de la sorte dans des mains non convaincues voit revenir son lecteur avec ces questions (et dans cet ordre) :

“Est-ce-que l’auteur a écrit autre chose ?
- Est-ce-que vous les avez en rayon ?
- Je peux les emprunter ?”

S’en suit en général un dialogue passionné ou au final, on voit s’épanouir deux sourires sur, tout d’abord, le visage triomphant (si, si, il faut bien le reconnaitre) de la bibliothécaire et ensuite (l’action peut être simultanée) sur le visage de l’usager.
Bien sûr, le procédé ne marche pas à tous les coups.
Dernièrement, je vois revenir un lecteur rendre Jonathan Coe :

“Vous avez aimé ?
- Je ne connaissais pas cet auteur mais je l’avais vu en sélection alors je me suis laissé tenter. J’ai beaucoup aimé.
- Ah ! Je suis contente que vous me disiez ça ! Vous avez lu le dernier qu’il a écrit… “La pluie avant qu’elle tombe” ?”

… Ce fut un échec.
Après discussion, il m’avoue n’être pas très attiré par les héroïnes féminines en générale.
“Ah ben là c’est sûr, vous avez été servi !”
Bilan, un lecteur heureux contre un déçu.
Balle au centre.
Le jeu reprend.