vendredi 28 août 2015

Love letters to the dead / Ava DELLAIRA

Love letters to the dead est le premier roman d'un auteur californien : Ava Dellaira.


Laurel fait sa rentrée dans un nouveau lycée.
Le professeur d'anglais donne comme premier devoir d'écrire une lettre à une personne disparue.
Laurel ne rendra jamais ce devoir qui la touche de trop près. Néanmoins, elle commence à écrire. Une correspondance qui va durer une année. Elle s'adresse tour à tour à Kurt Cobain, Judy Garland, Elizabeth Bishop, River Phoenix entre autres. 
A travers ces lettres, elle se livre et raconte ses nouveaux amis, sa famille qui a éclatée, sa rencontre amoureuse... Par petites touches, nous apprenons également ce qui s'est réellement passé la nuit où May, sa soeur aînée, a disparu.

Un livre très émouvant avec une galerie de personnages attachants et un personnage principal sur le fil que nous suivons avec bienveillance jusqu'à la fin.

Et comme il question de musique dans ce livre, vous pouvez trouver ICI, une  playlist des morceaux cités.

samedi 22 août 2015

Ateliers d'été (III)- Ribambelles à la Komagata

Même si les ribambelles  ne  représentent qu'une infime partie du travail merveilleux de Katsumi Komagata autour du pliage et du papier, c'est l'entrée la plus simple dans son univers pour les jeunes enfants.
En effet, avec une seule bande de papier et un graphisme de départ, les enfants vont de surprise en surprise : ce qui est caché est découvert, ce qui est unique devient multiple....
Les enfants présents à l'atelier en ont fait l'expérience.

A partir d'un pliage de feuille et d'un triangle dessiné au milieu,



On pivote la feuille de façon à ce que la plus grande base du triangle se retrouve pointe en haut,



On déplie la partie supérieure,


On déplie la partie intermédiaire,


On déplie la partie inférieure,

TADAM !!!


Et on obtient des superbes clowns zébulons

Autre pliage, à la manière d'un origami, autre dessin :



Malheureusement, le temps qu'il restait  ne nous a pas permis de réaliser la troisième ribambelle ; mais je vous livre ici les petits secrets de fabrication.

  1. Prendre une bande de papier large de 13 cm et de 52 cm de long
  2. Délimiter 5 cases : de gauche à droite, 2 cases de 9 cm, 2 cases de 11 cm et 1 case de 13 cm
  3. Plier la bande de papier en suivant la découpe des cases
Voici les modèles dont vous pouvez vous inspirer :

La poulette




 La fourmi


La chenille
 



Pour information, j'ai préparé les bandes de papier pour les participants de l'atelier.
Pour ceux qui n'ont pas pu venir à l'atelier et qui voudraient essayer les techniques, n'hésitez pas à passer à la bibliothèque pour une démonstration.

Quant à la malle Komagata, elle repart mardi à la médiathèque de Bourges. Je remercie encore nos collègues pour le prêt de celle-ci.

Si vous souhaitez voir quelques unes de ses œuvres, vous pouvez venir réserver auprès des bibliothécaires  :

- Plis et plans
- Du bleu au bleu
- Du jaune au rouge
- Petit arbre 




jeudi 20 août 2015

Yeruldegger de Ian Manook

Et voici un nouveau personnage qui vient agrandir la famille des policiers nordiques un peu cabossé par la vie.

Yeruldegger est commissaire à Oulan Bator, la capitale de la Mongolie. Après la mort tragique de sa fille il y a 5 ans, lâché par ses supérieurs alors qu'il était considéré comme un des plus fins limiers, il est devenu un électron libre au sein de la police mongole.
Seuls deux de ses collègues, Oyun et Solungo continuent de travailler avec lui.
Ce jour-là, il est appelé à deux endroits différents, distants de milliers de kilomètres l'un de l'autre pour constater des morts violentes :
Le premier lieu est une usine, où il constate que 3 jeunes femmes chinoises ont été torturées et assassinées sauvagement; déjà, empli de rage car les autorités veulent enterrer l'affaire, il se rend ensuite en  plein désert mongol où un vieil homme vient de déterrer les ossements d'un enfant à côté d'une pédale de vélo. 
Malgré les avertissements de ses supérieurs et les intimidations d'un parrain de la pègre local qui s'avère être aussi son ancien beau-père, Yerruldegger, avec l'aide de ses acolytes vont remonter une à une les pistes de ces morts et tisser des liens entre les victimes et les crimes qui se sont passés à 5 ans d'intervalle.

Comme beaucoup de polars ethniques avant lui, le lecteur est confronté au fil des pages au choc des cultures vécus par les populations locales qui doivent entrer parfois à marche forcée dans l'ère industrielle. 
Dans ce tome également, on voit l'importance des clans et de la pègre dans ces territoires.

Yeruldegger, cousin de Harry Hole, policier dépressif et désabusé de Jo Nesbo, ne s'embarrasse pas de formalités et de convenances. N'ayant rien à perdre, il peut sans crainte aller poser autant de questions qu'il veut, jusqu'à mettre au jour  les plus vils travers de ces concitoyens. 


Du même auteur dans nos rayons : Les temps sauvages

Dans le même esprit du polar ethnique aux confins de la banquise : Olivier Truc, Le dernier lapon

Dans le même esprit mais dans un climat un peu plus chaud : Arthur Upfiled, Sinistres augures


mercredi 19 août 2015

Comment devenir une rock star (ou pas) / Anne PERCIN

Si vous suivez ce blog, vous le savez, je suis fan de Maxime Mainard, le personnage de la trilogie d'Anne Percin.
Dans cette saison 3, nous retrouvons un Maxime tentant de monter son groupe de rock :
"(...) c'était vraiment n'importe quoi. Entre la tenue Hippie de Julius, le look cow-boy junky de tonton, la sobriété rock de Stéphane (tout en noir)et moi... Bien malin qui devinerait d'emblée la coloration musicale du Kremlin !"



Entre les répétitions, Maxime doit gérer sa relation (mise à mal) avec Nathalie, ses études, ses amis (entre révélation et trahison) et sa soeur qui grandit. 
Heureusement, mamie Lisette est  là !

Je me suis amusée à faire une playlist  de certains morceaux proposés à la fin du livre et ça donne ça.

En bonus



"Don't forget the songs that made you cry
And the songs that saved your life
Yes you're older now, and you're a clever swine
But they where the only ones that ever stood by you"

Rubber Ring, The Smiths

mardi 18 août 2015

Vive les vacances!

Vous vous demandez ce que vos bibliothécaires peuvent bien faire en vacances?

Et bien voici la réponse en photo!!


Un peu de bronzette sur le sable chaud, de farniente les pieds dans l'eau et bien sur... la découverte d'un très bon roman car c'est bien connu, une bibliothécaire voyage toujours avec un bouquin dans sa valise! ;)

Si comme moi, vous avez glissé un bon roman dans votre valise, n'hésitez pas à nous en faire part!

Pour ma part, j'avais emmené Le journal impubliable de George Pearl d'Eliane Saliba Garillon aux Editions Arléa.

Résumé de l'éditeur: 
George Pearl, fameux architecte new-yorkais, décide de vendre son agence et de s’exiler à Rome pour jouir d’une retraite bien méritée. Il est riche, célibataire et ne se fait aucune illusion sur ses frères humains, ce qu’il clame haut et fort, d’où son surnom mérité de George Pearl Harbor.
Mais le misanthrope qu’il aspire à être est singulièrement entouré. Il ne se passe pas un jour sans qu’il consigne dans le journal qu’il a entrepris d’écrire les démêlés cocasses qu’il a avec sa sœur, restée aux États-Unis, sa nièce, sa vieille amie Kay, ancienne conquête, le locataire de sa maison de Concord, universitaire souffreteux qui fait une thèse sur Henry David Thoreau, philosophe et gloire locale, apôtre du renoncement au monde. Sans compter Benita, sa femme de ménage romaine, une voisine entreprenante et quelques autres personnages hauts en couleurs. Quoi qu’il s’en défende, le monde tourne autour de lui et semble avoir besoin de lui.
Seules les visites de Laurel, un nouvel ami qui s’invite dans son appartement de façon peu orthodoxe, apparaissant et disparaissant de manière brutale et inopinée, le troublent et, peu à peu, lui font fendre l’armure. 

Ce roman est un vrai délice. Parfois drôle, parfois touchant, ce riche retraité un peu "ours", se révèle être un vrai gentil comme il en existe peu. Cet homme, qui n'aspire qu'à la tranquillité et la solitude, va se retrouver bien plus entouré que ce qu'il ne le voudrait mais pourquoi me direz vous?...
Je vous laisse le découvrir par vous même, l'histoire de George Pearl vous attend à la bibliothèque!

dimanche 16 août 2015

FFS

Quand Franz Ferdinand et les Sparks se rencontrent, çà donne çà :






De quoi être de bonne humeur le matin avant d'aller au travail...

Ici, une interview de Télérama sur leur collaboration.


samedi 15 août 2015

Les manteaux de gloire de Sébastien de Castell


Un petit détour chez ma libraire jeunesse préférée et hop, j'en ressort avec le premier roman d'un auteur canadien.
On retrouve un peu l'univers mi fantasy mi historique de Pierre Pevel, qui m'avait conquis avec les lames du cardinal il y a quelques années.

Ici, le roman commence alors que la garde rapprochée du roi, les manteaux de gloire, ont perdu toute légitimité après la mort de celui-ci. Jetés en pâture sur les routes du royaume, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes et sont contraints de travailler comme gardes du corps pour des nobles qui refusent de payer leurs services. 
Parmi la troupe, seuls trois manteaux ont survécu : Falcio Val Mond, Kest et Brasti. Malgré leur réputation de "trattari", ils ne désespèrent pas de résoudre l'énigme que leur a laissé le défunt roi et de trouver ses mystérieux charoites. 

Cependant, accusés en plus de l'assassinat d'un marchand, ils ne doivent la vie sauve qu'à la magnanimité de la responsable d'une caravane, qui se trouve être aussi la fille d'un puissant duc.

La chose se corse un peu plus lorsqu'au détour d'une des cités tenues par un duc, la vie d'une jeune fille n'était pas sur le fil du rasoir en raison des jeux de pouvoir.
C'est alors que Falcio Val Mond redevient le temps d'un instant le juge itinérant adoubé par l'ancien roi, ayant pour tâche de "chanter" la justice dans les parties les plus reculées du royaume.
Petit à petit, à travers le récit de Falcio, le lecteur découvre les origines des manteaux de gloire, la mission qui leur a été assignée du vivant du roi et surtout la mission qui leur reste à accomplir au moment de sa mort.

Le roman est également  un bon compromis  entre "Les Trois mousquetaires" de Dumas et la série télévisée des "Musketers" de la BBC. Combats de cape et d'épées, intrigues politiques, trahisons et courses poursuites sur les toits et dans les rues tortueuses,  rien ne manque à ce récit enlevé et haletant, où chaque page tournée est un appel vers la résolution du mystère. 
Comme tout bon héros qui se respecte, Falcio a une grandeur d'âme sans pareille mais peut s'avérer d'une naïveté confondante. Ses compagnons de route ne restent pas à la traîne et même si on peut regretter que leurs personnalités ne soient pas plus développées, ils restent des personnages agréables et utiles au déroulement de l'histoire.

D'autres suggestions de romans de capes et d'épées :
- Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas
- L'assassin royal de Robin Hobb
- Le baiser du rasoir de Daniel Polansky
- Bloody Marie de Jacques Martel



vendredi 14 août 2015

22, britannia road d' Amanda Hodgkinson

 
Comme souvent, cette découverte est le fruit du hasard et d'une étagère mal rangée : la bibliothécaire
que je suis ayant horreur des livres en désordre, je m'empressais de "retaper" le rayonnage quand mon regard s'est posé sur la couverture de ce roman. La quatrième était aussi engageante, donc je me suis lancée. Et le voyage a tenu ses promesses.


1946, Janusz, réfugié polonais en Grande Bretagne, retrouve sa femme et son fils qu'il n'a pas vu depuis 7 ans et les fait venir dans leur nouvelle maison de Britannia Road. 
Mais c'est à peine s'il reconnait sur le quai de la gare sa femme et son fils : Sylvana est devenue pâle et triste ; Aurek, ce fils qu'il n'a connu que bébé, s'avère être un petit garçon mutique et sauvageon.

Alors que Janusz souhaiterait faire table rase du passé et recommencer sa vie de couple comme si la guerre n'avait jamais existé, Sylvana et Aurek doivent non seulement se retrouver dans un pays étranger mais renouer avec le monde des hommes et briser leur lien fusionnel. 

Délicatement mais avec beaucoup de force dans le récit, les histoires des membres de la famille s'entrecroisent, se répondent, s'éloignent et se rejoignent. La traversée de la guerre s'est faite différemment pour les 3 personnages et chacun compose avec les fantômes du passé ou les prémices de l'avenir. 
Et c'est lorsque le couple se décidera enfin à évoquer les épreuves de la guerre que la famille pourra se reconstruire et regarder vers l'avenir. 

En filigrane se dessine également la vie d'après guerre ou règnent encore le rationnement et le marché noir ; ainsi que la vie des ouvriers dans les banlieues industrielles et la place des réfugiés au sein de la ville.

La construction des chapitres permet à chaque personnage principal de s'exprimer et aux lecteurs de suivre les pas du couple du départ de Janusz à la survie dans les bois hongrois de Sylvana. En contrepoint, l'auteur donne la parole à Aurek, dont les sentiments envers ses parents, évoluent peu à peu.


Quelques titres dans la même veine à essayer :

- Anne Laure BONDOUX / Tant que nous serons vivants
- Ian MC EWAN / Expiation
- Thérésa REVAY / Tous les rêves du monde
- Philippe GRIMBERT / Un secret

mardi 11 août 2015

Atelier d'été 2015 (II) Tableau en gommettes et avions en papier

Samedi matin, les deux ateliers étaient complets... Et tout le monde était là. Pas d'oubli, pas de retard.
Étant toute à mes ateliers, je n'ai pris aucune photo. Néanmoins je peux vous raconter comment ça s'est déroulé.

Pour les gommettes, je suis partie du livre de Mayumi paru en 2011 aux éditions fleurus.

J'ai préparé pour toutes mes petites inscrites (atelier ouvert aux 4/6 ans) des enveloppes dans lesquelles les différents éléments étaient rassemblés. Au préalable j'avais choisi un modèle. 
A la fin de la séance je leur ai donné une autre enveloppe qui leur permettait de réaliser un autre tableaux chez elles :)


Les grands (9/11 ans) étaient en autonomie sur les avions en papier. J'avais pris soin de réaliser des modèles moi même pour leur dire lesquels étaient les plus simples. Si vous voulez en réaliser vous même, voici les plans utilisés .
Quand ils avaient terminé ils pouvaient s’essayer à un pliage de leur choix grâce à un autre livre de chez Fleurus "initiation à l'origami" de Junko Hirota.


Et pour terminer, tous le monde, petits compris ont essayé les avions ! Bon alors... Comme il pleuvait ce jour là, nous avons lancé les avions... Dans la bibliothèque ! Si, si. Même pas peur ;)

vendredi 7 août 2015

Rappel : Samedi 22 août - Ribambelles à la Komagata à la bibliothèque

En 2014, les enfants du relais d'assistants maternels et la plupart des élèves du territoire avaient découvert le riche univers de Katsumi Komagata.
Rien ne destinait ce designer japonais à se lancer dans la littérature de jeunesse, sauf peut-être la naissance de sa fille. C'est à cette occasion qu'il commence à réfléchir au meilleur moyen pour un père de tisser un lien fort avec son nouveau-né, et de l'entretenir pendant la petite enfance.
C'est ainsi que sont nés les "little eyes", 10 petits livres carrés, qui se déplient et qui jouent sur les métamorphoses, les formes, les découvertes.

Cet été, grâce à la médiathèque de Bourges, qui nous a prêté la mallette, les enfants de 4 à 6 ans pourront venir samedi 22 août à 10h00 découvrir cet univers, à la fois géométrique et poétique.
En images pour vous mettre l'eau à la bouche, 



 




Et pour les plus aguerris, nous nous essaierons à la perspective :







Atelier sur inscription avant le 20 août

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