mercredi 10 août 2016

Dominium Mundi de François Baranger

Sur les rayonnages de la bibliothèque, les deux gros tomes qui constituent cette grande fresque épique peuvent effrayer au premier abord le lecteur. Sauf que, une fois dans ses mains, il ne pourra plus le lâcher jusqu'à la fin tant l'intrigue et le monde décrit est prenant.

Un peu comme Orson Scott Card l'avait fait pour la stratégie Ender à l'époque, François Baranger nous entraine à l'autre bout de la galaxie, dans le système d'Alpha du Centaure et sur la planète Akya.
Après une guerre totale qui l'a complétement ravagée, la terre se retrouve sous la domination de l'empire chrétien moderne et d'une société quasi féodale. Des expéditions sont alors lancées dans les quatre coins de l'espace pour trouver un refuge. D'un biotope assez identique à celui de la terre, Akya est alors choisie pour implanter une colonie, qui est aussitôt décimée par le peuple autochtone des Atamides. Mais comme il a été également découvert le tombeau du Christ, une croisade de reconquête est décidée.
C'est ainsi que le Saint Michel appareille avec, à son bord, Tancrède de Tarente, un méta guerrier et Albéric de Villejust, un inerme bio ingénieur. Aussi différents l'un que l'autre, les deux hommes ne tardent pas cependant à se lier, d'autant plus que des morts mystérieuses viennent ponctuer le voyage.
De plus, une fois débarqués sur la planète Akya, une autre kabbale est lancée contre Tancrède pour le discréditer.

Si le premier tome est plus contemplatif, avec la mise en place des personnages et des enjeux politiques et de pouvoir, le second tome se révèle être plus dans l'action, d'autant plus que le lecteur fait la connaissance du peuple Atamide en même temps qu'un bouleversement majeur dans l'armée des croisés. Petit à petit, les doutes s'installent, les luttes de pouvoir s'intensifient jusqu'au point de rupture ; mais de très belles amitiés sont nouées dans des moments d'émotion partagée.

On retrouve dans le récit tout ce qui fait un bon space opera  : l'immensité de l'espace, des combats et de la stratégie, une civilisation étrangère, des héros charismatiques et prêts à en découdre pour faire triompher la vérité, des méchants avides de pouvoir et une dose bien distillée de progrès scientifique et d'intelligence artificielle.
On pardonnera donc à l'auteur quelques longueurs dans certaines explications dont le récit aurait pu faire l'économie pour gagner en fluidité.


Pour conclure, Dominium mundi est un roman dense, d'une très grande richesse qui peut rivaliser avec les textes des grands auteurs de science fiction.




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